« Mon enfance était tellement différente de la vie d’aujourd’hui ! Je suis né à Paris, comme mes parents, en 1958.«
« A ma naissance et jusqu’à l’âge de huit ou neuf ans, je vivais avec mes parents et ma sœur, à Paris, dans un petit studio de 30 M2. Nous étions locataires car, à l’époque, les logements étaient déjà chers. Il n’y avait pas de douche, ni d’eau chaude. Il y avait juste une cuisine. On se lavait dans l’évier, avec une bassine. Les toilettes communes étaient dans la cour.«
Les citations de cette page sont extraites de chapitres différents d’un témoignage long de 20 pages. Ce témoignage long a été rédigé, par l’association, pour une famille et n’est pas publiable dans sa totalité. La personne qui s’exprime a 68 ans au moment de la publication.
« Ma mère faisait la lessive à la main dans l’évier. Il n’y avait pas de machine à laver. C’était difficile et, à l’époque, les couches des bébés étaient en coton, donc il fallait les faire chauffer dans une lessiveuse en zinc et les frotter à la main.«
« Je devais avoir 8 ou 9 ans quand nous avons pu emménager dans un deux pièces avec une vraie salle de bain et une seule chambre. Pour nous c’était le luxe, une salle de bain avec des toilettes ! Mes parents dormaient toujours dans la salle à manger, sur une banquette qu’ils dépliaient le soir. Ma sœur et moi dormions dans la chambre. Mes parents n’ont jamais eu de chambre à eux avant notre départ adultes.«
« L’école primaire n’était pas mixte. Les garçons d’un côté, les filles de l’autre, avec une porte de séparation en bois dans la cour. A l’époque, il y avait des encriers et des porte-plumes, pas de stylos à bille. Malheureusement pour moi, l’encrier était à droite du bureau, et, comme j’étais gaucher, j’étais malheureux car, lorsqu’on faisait des dictées, je devais me tortiller la main pour écrire comme il le fallait et je faisais des tâches. C’était vraiment difficile pour moi ! Heureusement, quand je suis arrivé en sixième, il y avait des stylos à billes.«
« A l’école primaire, on jouait avec des cerceaux que l’on faisait tourner avec des baguettes, ou avec des billes et des petits soldats. C’était sympa !«
« Malgré la sévérité de mes parents et la vie très modeste, c’était une belle vie ! J’ai parfois la nostalgie de cette vie là.«

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